Ça y est, je suis allée au concert de Johnny Hallyday qui avait lieu mardi soir au stade de la Beaujoire à Nantes. J'y allais un peu en touriste, pour "voir ce que c'est, un concert de Johnny", sur les conseils et en compagnie d'Anne-Cé et Arnaud, et Régis a suivi le mouvement (mais il a bien apprécié, au final).
Eh ben dis donc, c'est pas mal du tout ! Nous étions placés sur la pelouse, et rien que d'arriver dans un stade bondé en train de faire la ola, c'est impressionnant. Le décor était chouette aussi. La bonne idée : le mur derrière la scène était entièrement recouvert d'écran (HD s'il vous plaît...), du coup ça permettait des animations sympas en fonction de chaque chanson ; la deuxième bonne idée c'est qu'il y avait huit petits écrans mobiles qui pouvaient se regrouper pour en former des plus grands, d'où la possibilité de voir la tête de Johnny dans tous les formats. Quand t'es petite et que tu te trouves au fond du stade, tu apprécies. (Troisième bonne idée, Johnny avait une veste à paillette qui brille, pratique pour le repérer...)
Ensuite, il y avait les fans. Je crois que c'est ça le plus rigolo dans un concert de Johnny. Il y a les gros fans de base, qui le suivent depuis les années 60, qui sont à fond dedans et qui ont tous un T-shirt avec Johnny dessus (s'il y a une date d'un concert ancien, c'est mieux), une veste country pareille (avec un Johnny donc), un bandana dans les cheveux, et les plus extrême ont les santiags. Il y a les bickers. Il y a les sosies de Johnny aussi, mais ceux-là ils sont souvent juste devant la scène, alors il faut attendre la fin du concert pour les voir sortir. Et il y a les touristes (nous quatre, pour ceux qui suivent). A certains moments, avant le concert, l'ambiance s'enflammait toute seule, impossible de savoir pourquoi.Ou plutôt si, une fois on a compris pourquoi tout le monde s'est mis à brailler : Laëtitia venait de s'installer à la tribune avec ses filles et son staff. Gentille d'ailleurs, elle s'est levée quelques minutes plus tard parce que des gens demandaient s'ils pouvaient la prendre en photo, et elle est allée les voir. Enfin, ça fait patienter, quoi.
Et voilà que le concert débute. Dès les premières secondes c'est parti très fort. Là on a compris que non seulement on allait en avoir pour notre argent, mais aussi pour notre attente dans les bouchons sur le périf et pour notre galère pour trouver une place de parking. Les musiciens sont partis à fond, et entre la musique qui cogne dans les poumons et les feux d'artifices qui pètent de partout, wouh ça impressionne. La mise en scène était très "je me la pète à mort, mais en même temps vous êtes là pour ça aussi, hein" : quand les feux d'artifice se sont éteints, ils ont découvert Johnny seul en scène. Hurlements hystériques dans le stade.
Le concert en lui-même était très sympa, il y avait des chansons qu'en braves touristes nous ne connaissions pas mais que tout le monde chantait autour de nous, les très connues sur lesquelles nous aussi on a pu brailler, des moments plus "intimes" avec juste quelques musiciens sur une petite scène au milieu de la pelouse et au cours desquels Johnny a repris des succès d'Elvis Presley, et des chansons à tous casser où on a eu droit à la totale : feux d'artifices, fumée, explosion de cotillons, ça pétait de partout et là on était obligé d'être à fond dedans aussi.
La fin du concert était un peu abrupte par contre, je pensais qu'il allait rester saluer longtemps avec ses musiciens, ne serait-ce que pour profiter du public qui l'acclamait, comme tout bon artiste adore le faire, mais en fait, il y a eu un rappel de deux chansons et après il a disparu sous la scène. Je m'attendais à un truc plus démonstratif, du coup j'ai mis quelques secondes à comprendre que c'était fini. D'un autre côté, ça m'aurait gavé d'applaudir pendant 20 minutes, alors je crois que c'était bien comme ça.
En conclusion, je dirais qu'Anne-Cé avait raison : que Johnny soit ou pas votre tasse de thé, un de ses concerts c'est vraiment quelque chose à voir, et de toute façon on passe un bon moment (aussi grâce à l'ambiance dans le stade : je me suis retrouvée à chanter "Joyeux anniversaire Johnny" avec tous les spectateurs, alors qu'à la base, bon, j'aime bien ses chansons mais sans plus). Je suis contente, c'est quelque chose que je pourrai dire à mes petits-enfants dans 80 ans, que j'ai vu Johnny en concert (à ce moment-là, on ne sera sans doute plus beaucoup à pouvoir le dire, et qu'importe si plus personne ne connaît Johnny en 2089).
La petite anecdote qui va bien :
A 19h45, nous étions coincés dans les bouchons sur le périf bloqué, quand nous avons entendu une sirène, dont le bruit se rapprochait. Moi, en rigolant : "Héhé, c'est Johnny qui arrive au stade". Je m'attendais à voir une voiture de pompier ou un truc du genre, qui n'avait rien à voir avec le concert de ce soir, mais c'est une moto de policier qui est passée entre les voitures, le motard faisait de grands gestes pour que les gens se rabattent et dégagent un passage entre les deux voies. "Heu..." On se retourne tous, pour voir une deuxième moto de la police, sirène et girophare, suivie de trois 4x4 audi noir aux vitres fumées. "Oh putain, c'est vraiment Johnny !" Était-ce lui ? Un leurre ? D'autres officiels ? Barack Obama ? On n'en sait rien, mais d'un certain côté, ça nous fait plaisir de nous dire que ce soir-là, on a cotôyé le rocker d'un peu plus près que de 25 mètres...